samedi 26 janvier 2008
Au plus près de l'info : "Privilégier les entrepreneurs aux spéculateurs" (Nicolas Sarkozy)
Par Geoffrey La Rocca, samedi 26 janvier 2008 à 15:55 :: Politique
Le président de la République a accordé un entretien d'une heure à quelques journalistes, dans la résidence de l'ambassadeur de France en Inde, à New Delhi. Un entretien qui avait lieu au retour d'Agra (Taj Mahal), et juste avant son départ pour Paris. Faisons le point sur ce déplacement du chef de l'Etat à New Delhi.

Inde :
Le Président de la République estime que l'Inde est un pays dans lequel la France n'a pas assez pris position. Il a souhaité débuter une relation d'exception avec les indiens, via ce voyage et les avancées importantes qu'il soutient. Même si peu de contrats ont été conclus lors de cette visite, le domaine politique a une valeur très importante selon lui. Elargissement du G8 en G13 (Gordon Brow y serait favorable), Nucléaire civil, Réforme du Conseil de Sécurité de l'ONU (avec l'Inde en membre permanent) figurent parmi les messages du Président de la République aux dirigeants indiens.
De plus, l'Inde est, contrairement à la Chine un pays disposant d'une forte économie de marché, les contrats ne dépendent donc que très peu du gouvernement. On peut ainsi expliquer la différence entre les 20 milliards de contrats signés en Chine, ou l'Etat est le principal décisionnaire, avec les quelques centaines de millions d'euros seulement en Inde lors de ce voyage.
En outre, un contrat devrait être signé très prochainement entre Airbus et une compagnie aérienne indienne dans les prochaines semaines. On parle même d'un contrat historique avec l'Inde.
Enfin, Nicolas Sarkozy a fait part tout au long de sa visite de son admiration pour la manière dont la diversité est traitée en Inde, évoquant les 17 langues différentes présentes sur les billets de banque.
Municipales :
C'est un sujet "marronnier" pour Nicolas Sarkozy, qui passionne toujours les mêmes dit-il encore. Une élection est par définition politique, mais selon le Président de la République, les candidats auront à s'élargir le plus possible, tout en admettant que la mobilisation des partis politique reste importante."Je ne ferais pas la campagne" a pour autant expliqué Nicolas Sarkozy.
Economie :
Après le scandale de la Société Générale, le Président de la République a souhaité mettre un accent sur l'irresponsabilité de certains dirigeants, estimant même à demi-mot que la démission du PDG de la Société Générale serait nécessaire. Concernant la réunion sur la transparence des marché, prévue mardi prochaine avec la chancelière allemande Angela Merkel, le président estime d'ores et déjà que tout ce qui se passe le conforte dans l'idée qu'il faut sortir d'un "capitalisme sans transparence". Nicolas Sarkozy souhaite privilégier les "entrepreneurs aux spéculateurs".









